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	<title>salarié &#8211; Gentong Live</title>
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	<description>Gentong Live</description>
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		<title>Admissibilité des vidéos prises à l&#8217;insu du salarié comme preuve</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Gentong Live]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 14 Aug 2024 11:35:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>
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					<description><![CDATA[La jurisprudence a récemment opéré un renversement en admettant la recevabilité des vidéos prises à l&#8217;insu d&#8217;un salarié, comme preuve pour justifier son licenciement. Va-t-on vers une reconnaissance du recours au détective privé comme moyen de preuve permettant de sanctionner ou de licencier un salarié ? Une jurisprudence constante en matière d&#8217;atteinte à la vie &#8230; ]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p> <br />
</p>
<div>
<div class="wp-block-stackable-text stk-block-text stk-block stk-390e8d1" data-block-id="390e8d1">
<p class="stk-block-text__text"><strong>La jurisprudence a récemment opéré un renversement en admettant la recevabilité des vidéos prises à l&#8217;insu d&#8217;un salarié, comme preuve pour justifier son licenciement. </strong></p>
</div>
<div class="wp-block-stackable-text stk-block-text stk-block stk-9a1a2eb" data-block-id="9a1a2eb">
<p class="stk-block-text__text"><strong>Va-t-on vers une reconnaissance du recours au détective privé comme moyen de preuve permettant de sanctionner ou de licencier un salarié ?</strong></p>
</div>
<p><h2 class="stk-block-heading__text has-text-align-center stk-block-heading--use-theme-margins"><span style="color: var(--theme-palette-color-2, #586750);" class="stk-highlight">Une jurisprudence constante en matière d&#8217;atteinte à la vie privée du salarié</span></h2>
</p>
<p>À première vue, il faut rappeler que <strong>jurisprudence</strong> de la Cour de cassation, en matière de reconnaissance d&#8217;un <strong>la vidéo prise à l&#8217;insu du salarié comme moyen de preuve justifiant la sanction ou le licenciement du salarié, était constante</strong>depuis l&#8217;arrêt « NEOCEL » n° 8843.120 Soc 20/11/1991.</p>
<p>En effet, dans cette affaire, le gérant d&#8217;un supermarché avait caché une caméra dans l&#8217;une des caisses de l&#8217;établissement. Ainsi, les vidéos ont permis à l’employeur de constater le vol d’une de ses salariées, entraînant son licenciement pour faute grave.</p>
<p>Cependant, l&#8217;arrêt de la Chambre Sociale de la Cour de Cassation « NEOCEL » a infirmé l&#8217;arrêt de la Cour d&#8217;Appel de Colmar (Cour d&#8217;Appel de Colmar 1987-12-17), qui avait reconnu cette vidéo comme mode de preuve recevable pour justifier le non-lieu. pour faute grave. C&#8217;est ainsi que le <strong>La jurisprudence a depuis reconnu que l’utilisation d’une vidéo prise à l’insu d’un salarié est un moyen de preuve illicite et inéquitable, ne permettant pas de sanctionner ou de licencier le salarié.</strong>.</p>
<div class="wp-block-stackable-text stk-block-text stk-block stk-6f748ee" data-block-id="6f748ee">
<p class="stk-block-text__text">D&#8217;ailleurs, vingt ans plus tard, l&#8217;Assemblée plénière de la Cour de cassation est venue réitérer cette décision, (Ass. plén., 7 janvier 2011, n° 09-14.316 et n° 09-14.667), indiquant que l&#8217;enregistrement réalisé à l&#8217;insu du salarié constituait une méthode de preuve illicite.</p>
</div>
<p><h2 class="stk-block-heading__text has-text-align-center stk-block-heading--use-theme-margins"><span style="color: var(--theme-palette-color-2, #586750);" class="stk-highlight">Renversement de jurisprudence au nom du droit de la preuve</span></h2>
</p>
<p>Pourtant, fin 2023, la jurisprudence de la Cour de cassation a renversé sa jurisprudence établie depuis 20 ans.</p>
<p>En effet, dans son arrêt rendu par l&#8217;Assemblée plénière (Assemblée plénière, 22 décembre 2023, n° 20-20-648 et 21-11.330), la Cour de cassation remet en cause l&#8217;irrecevabilité absolue des moyens de preuve obtenus sans l&#8217;accord du salarié. connaissance. De même, cette décision a été confirmée par le jugement du <strong>Cour de cassation, civile, Chambre sociale, 14 février 2024</strong>.</p>
<p>Donc, <strong>la Cour de cassation reconnaît que l&#8217;enregistrement d&#8217;un salarié à son insu pourrait servir de moyen de preuve pour le sanctionner et/ou le licencier, en mettant en balance le respect de la vie privée du salarié et l&#8217;intérêt légitime du salarié. employeur à la reconnaissance de ses droits</strong>.</p>
<p>Dans ce cas, l&#8217;employeur, ayant constaté des écarts d&#8217;inventaire dans sa pharmacie, a décidé de consulter les vidéos de surveillance de son établissement pour suivre les mouvements de ces produits. Grâce à ces images, il a pu constater 19 anomalies liées à son salarié, en deux semaines.</p>
<p>En conséquence, la Cour de cassation a confirmé l&#8217;arrêt de la cour d&#8217;appel qui a admis que le licenciement de la salariée justifié par les images de vidéosurveillance prises à son insu était valable.</p>
<div class="wp-block-stackable-text stk-block-text stk-block stk-c330cd1" data-block-id="c330cd1">
<p class="stk-block-text__text">Cependant, la reconnaissance de<strong>l&#8217;utilisation d&#8217;enregistrements réalisés à l&#8217;insu du salarié, comme moyen de preuve d&#8217;une faute grave, est soumise au contrôle a posteriori du juge</strong>.</p>
</div>
<p><h2 class="stk-block-heading__text has-text-align-center stk-block-heading--use-theme-margins"><span style="color: var(--theme-palette-color-2, #586750);" class="stk-highlight">Reconnaissance d&#8217;un mode de preuve laissé à la discrétion du juge</span></h2>
</p>
<div class="wp-block-stackable-text stk-block-text stk-block stk-8e86ce8" data-block-id="8e86ce8">
<p class="stk-block-text__text">Bien que les juges de la Cour de cassation aient considéré comme recevables les enregistrements de la salariée à son insu, comme preuve justifiant son licenciement, leur recevabilité est laissée à l&#8217;appréciation du juge.</p>
</div>
<div class="wp-block-group has-palette-color-7-background-color has-background is-layout-constrained wp-block-group-is-layout-constrained" style="border-width:1px;border-radius:17px" data-block-type="core">
<div class="wp-block-stackable-text stk-block-text stk-block stk-80d65e6" data-block-id="80d65e6">
<p class="stk-block-text__text">En effet, la Cour de cassation est venue conditionner la reconnaissance de ce mode de preuve illicite, en précisant que le juge doit :</p>
</div>
<ul class="wp-block-list" data-block-type="core">
<li data-block-type="core">Remettre en question la légitimité du contrôle effectué par l&#8217;employeur et vérifier s&#8217;il existait des raisons concrètes justifiant le recours à la surveillance et son étendue</li>
<li data-block-type="core">Découvrez si l&#8217;employeur ne pourrait pas arriver à un résultat identique en utilisant d&#8217;autres moyens plus respectueux de la vie personnelle du salarié.</li>
<li data-block-type="core">Apprécier le caractère proportionné de l&#8217;atteinte ainsi portée à la vie personnelle au regard du but poursuivi</li>
</ul>
</div>
<p>Par conséquent, bien que la reconnaissance de l&#8217;immatriculation d&#8217;un salarié à son insu comme moyen de preuve recevable par le juge ait été opérée par la Cour de cassation, cette dernière limite sa recevabilité à l&#8217;appréciation du juge, a posteriori.</p>
<div class="wp-block-stackable-text stk-block-text stk-block stk-8fb70a2" data-block-id="8fb70a2">
<p class="stk-block-text__text">Donc,<strong> le contrôle judiciaire ultérieur effectué par le juge laisse les parties (employeur et salarié) dans l&#8217;ignorance quant à l&#8217;issue et à la sanction de l&#8217;immatriculation du salarié réalisée à son insu, voire la mise en cause de la responsabilité du employé. employeur pour atteinte à la vie privée.</strong></p>
</div>
<p><h2 class="stk-block-heading__text has-text-align-center stk-block-heading--use-theme-margins"><span style="color: var(--theme-palette-color-2, #586750);" class="stk-highlight">Vers la reconnaissance du rapport du détective privé comme moyen de preuve d&#8217;une faute grave du salarié</span></h2>
</p>
<p>A première vue, la jurisprudence constante de la Cour de cassation a apprécié la<strong>utilisation du rapport du détective privé, constatant la faute grave d&#8217;un employé, comme moyen de preuve illicite et déloyal, rendant la preuve irrecevable</strong>.</p>
<p>En effet, en matière de droit social, une jurisprudence constante a considéré que les constatations effectuées par des détectives privés, dont les investigations visaient à démontrer les défaillances d&#8217;un salarié, ne pouvaient servir de preuve à la sanction ou au licenciement du salarié. Parce qu&#8217;ils ont violé la vie privée du salarié, même en cas de violations graves des droits de l&#8217;employeur.</p>
<p><strong>Toutefois, les investigations menées par un détective privé pourraient néanmoins servir à licencier le salarié, mais sous certaines conditions extrêmement restrictives.</strong>. </p>
<p>D&#8217;ici là, le <strong>les constatations du détective privé ne pourraient permettre d&#8217;obtenir les informations que ultérieurement permettant de constater le manquement du salarié par huissier ou via une procédure d&#8217;injonction sur demande</strong>.</p>
<div class="wp-block-stackable-text stk-block-text stk-block stk-da0e745 stk-block-background" data-block-id="da0e745">
<p class="stk-block-text__text"><strong>En conséquence, l&#8217;arrêt de la Chambre sociale de la Cour de cassation du 14 février 2024 annonce la possibilité pour l&#8217;employeur de recourir à l&#8217;emploi d&#8217;un détective privé, à l&#8217;insu du salarié, pour démontrer directement une faute grave.</strong></p>
</div>
<p>Cette possibilité sera néanmoins soumise au contrôle a posteriori du juge qui appréciera si les investigations menées portent atteinte à la vie privée du salarié et ne sont pas disproportionnées aux intérêts légitimes de l&#8217;employeur.</p>
<p>Julien Coulon, le 18/03/2024</p>
</p></div>
<p><br />
<br /><a href="https://gentonglive.com/">Gentong Live</a></p>
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